SUR LA GRÈVE DES ENSEIGNANTS ET LES DOMMAGES COLLATÉRAUX …

Par Daté Barnabe-akayi

salle de classeSans contester la plateforme revendicative, ni condamner la stratégie de presser le patronat à satisfaire nos exigences, je voudrais croire qu’on peut inventer d’autres méthodes pour avoir gain de cause, au-delà de la cessation de travail partielle. A voir de près, et en me basant sur le statut particulier de l’enseignant (peut-être faut-il encore apprécier la constitutionnalité de mes inquiétudes), je réalise que les 72 heures (et bientôt plus ?) de grève font plus de mal aux enseignants (qui sont aussi parents d’élèves) qu’à personne d’autre ! En temps normal, vu la pléthore des classes, les questions d’infrastructures, de scolarité, le manque de capital humain bref les conditions difficiles des situations d’apprentissage, l’enseignant a du mal à finir le programme et à apprêter l’apprenant aux bons réflexes des situations d’évaluation. Depuis l’année blanche d’avant 1990, les grèves chroniques ont ramené les apprenants à un tel niveau qu’il est difficile à une âme honnête d’en présenter un bilan positif (en tout cas, en ce qui concerne les apprenants). Or, rappelle Jean Piaget, quand l’élève échoue, c’est l’enseignant qu’il faut fesser !

Je le répète : je n’ai rien contre l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. Au contraire, il faut revoir le sort tragique du système éducatif, le dépolitiser par moments (puisqu’on ne peut pas toujours empêcher l’œil de l’exécutif de voir) pour des débats techniques sous l’esprit tutélaire des inspecteurs, des conseillers pédagogiques et des spécialistes en éducation. Au contraire, je martèle qu’il faut que le guide pédagogique soit heureux en vue de transférer cet heur sur chaque jeune cerveau auquel il a affaire dans sa classe et son environnement. Les grèves, telles qu’elles se sont déroulées jusque-là, y ont participé. Cependant, je voudrais qu’elles soient plus efficaces avec des dommages collatéraux moins nocifs. Car, comme beaucoup d’autres enseignants, j’accueille toujours avec peine quand à la fin, les responsables syndicaux qui ne sont pas forcément corrompus, disent : « On va sauver l’année ». Le recours au verbe « sauver » n’est pas qu’hyperbolique ni métaphorique. C’est un verbe qu’il faut prendre surtout dans son sens dénotatif. Ce qui présuppose que ces responsables sont conscients que lorsqu’il est grève, le système éducatif – c’est-à-dire le développement – est en danger. En fait, qu’il soit apolitique ou non, l’enseignant n’est pas n’importe quel agent de l’État. Il est tel un président de la République respectable, muni d’un projet de société et soumis à un mandat déterminé. Qu’il ait bien réussi ou non, après son mandat, aucune prolongation n’est possible, en principe. Pourquoi alors s’infliger la torture de prolonger l’année scolaire, d’affronter quotidiennement les pluies diluviennes et les inondations de juin et de juillet, d’organiser comme précipitamment les examens de fin d’année à un moment où le système nerveux est épuisé et souhaite de belles vacances (quoique, hormis le repos et/ou le divertissement, ce soit la période par excellence pour remettre à jour ses connaissances) !

Mon rêve, tant que le patronat ne sera réceptif qu’à la menace des grèves, est que nous réfléchissions à ce que les responsables syndicaux délégués à la négociation nous amènent à faire pression sans risquer dangereusement d’abîmer le niveau intellectuel des apprenants, sans risquer de fabriquer des générations « sauvées », sans risquer de tester l’élasticité de l’année scolaire ni de réduire nos vacances. En conséquence, il faudra qu’on fasse grève sans jamais cesser d’administrer les cours. Et s’il faudra, malgré tout, invalider l’année scolaire, nous aurons au moins le sentiment d’avoir accompli notre mission de faire reculer l’ignorance. Dès lors, les délateurs ou les briseurs de grève qui estiment que la grève est un alibi pour prendre des pauses hebdomadaires en dehors du week-end, manqueront d’arguments : le débrayage ne peut être symptomatique de la paresse des enseignants. Et la question de défalcation se poserait en d’autres termes. Et parents d’élèves, et élèves (et même le gouvernement qui comprendrait plus d’un enseignant) sauront que la lutte des enseignants est la leur et ne vise nullement à instaurer le chaos.

Agence Sud Presse/Daté Atavito BARNABE-AKAYI

La Planification Familiale comme une priorité: la part de responsabilité de l’Etat

« La PF : un outil de développement puissant».

« La PF : un outil de développement  puissant».

« La PF : un outil de développement puissant».

Au Bénin, 4 femmes sur 10 meurent chaque jour pour cause de complications de grossesse ou d’accouchement. Ceci, sous le regard passif du gouvernement qui a décidé de prendre en charge les complications telles que la césarienne plutôt que de les prévenir.

Agence Sud Presse/Juliette MITONHOUN

Veuf et père de trois (3) enfants, Marius DOSSOU a perdu sa femme et son 5ème enfant il y a environ 2 mois. « Ils sont morts des suites d’une complication de la grossesse » explique t-il tout abattu. Selon les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS 2011) plus de 1400 femmes meurent chaque année pour cause de complications de grossesse ou d’accouchement.

Besoins non satisfaits à la hausse. Et pourtant, La capacité d’une femme d’espacer et de limiter ses grossesses a des conséquences directes sur sa santé et son bien-être nous apprend Brigitte KANGNI DAGBA responsable Projets Jeunes et Genre à l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF). « Moi depuis 4 ans que j’ai adopté le norplant je ne tombe plus malade comme auparavant. Mon dernier enfant grandit bien et a la grande forme » témoigne Dame Solange la trentaine avec 5 enfants et concasseuse de granite à Oké-dama l’un des quartiers de la ville de Parakou. Toutefois, dans le même quartier à quelques 300 mètres de la maison de Solange, une autre femme âgée de 41 ans, affirme : « j’ai 6 enfants que je n’arrive pas à les nourrir ni scolariser et me voici de nouveau avec une grossesse de 4 mois alors que mon mari m’a fait porter une bague qui est l’une des méthodes contraceptives traditionnelles. Mon mari est conducteur de taxi moto et moi-même de façon circonstancielle j’offre mes services en tant que travailleuse de maison ». Je veux bien adopter une méthode contraceptive moderne mais je n’ai pas d’argent poursuit-elle d’un air triste. « La grossesse de ce bébé de 2 mois que j’appelle Akoba est venue contre toute attente. J’étais sous méthode contraceptive depuis un bon moment. Mais j’ai abandonné à cause du coût. Et voici les dégâts » déclare dame Bouki les yeux larmoyants. « Si la césarienne n’était pas gratuite je ne serai plus de ce monde » a-t-elle étayé. Comme Bouki et Solange, moins de 10 femmes sur cent en union utilisent la contraception moderne.

Un outil de développement puissant. Or, l’aide-mémoire N°351 de l’OMS publié en mai 2013 souligne que, la promotion de la planification familiale et la garantie de l’accès aux méthodes de contraception de leur choix pour les femmes et pour les couples sont essentielles si l’on veut assurer le bien-être et l’autonomie des femmes tout en soutenant la santé et le développement des communautés.

Actions. Il est important que la planification familiale soit largement disponible et accessible pour toute personne sexuellement active, où qu’il se trouve. Cependant la sécurisation des produits contraceptifs et leur accès ne peuvent être garantis que par l’Etat à travers des actes concrets. Pour Philippes TOBOSSI chargé de programmes au Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), l’investissement de l’Etat dans la PF contribuerait à échapper au cycle infernal de pauvreté et à maîtriser la croissance de la population. Surtout que la croissance économique ne couvre pas tous les besoins que génère celle démographique. Dr Conrad autre spécialiste en santé assure que « L’Etat béninois gagnerait beaucoup en élargissant le Régime Assurance Maladies Universelles (RAMU) aux services de la PF, car les fonds engloutis dans la césarienne serviraient à autres choses »Pour lui, « il est moins onéreux de prévenir une grossesse non planifiée que d’en traiter les complications maternelles et infantiles». Mieux, si le pouvoir public opte pour la gratuité de la PF, il pourrait réaliser à coup sûr les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à travers le maintien des adolescentes et jeunes filles à l’école, la maîtrise de la croissance démographique, l’autonomisation de la femme et la participation des jeunes au PIB. Aussi, sauverait-il aussi les vies de milliers de mères, nourrissons et d’enfants chaque année.

Les hépatites virales :

Des lits mortuaires maladies.

Au Bénin, nombre de personnes souffrent et meurent tous les jours pour cause d’hépatites virales. Selon l’OMS, ces dernières années deux milliards de personnes dans le monde ont été infectées par l’hépatite B, dont 350 millions auraient développé une forme chronique de la maladie et en sont mortes.

Agence Sud Presse/Juliette MITONHOUN

Les hépatites virales constituent une famille de pathologies diverses comprenant par exemple l’hépatite A, l’hépatite B et l’hépatite C. L’hépatite est une maladie du foie qui conduit à la destruction des cellules de celui-ci. Ces maladies pour la plupart, affectent l’ensemble du tissu hépatique et s’accompagnent d’une réaction inflammatoire, pouvant évoluer vers la cirrhose ou le cancer du foie. Le foie, est quant à lui, une véritable usine qui a pour fonction principale l’élimination des produits toxiques du corps humain. Plus qu’un organe vital, il est la plus grande glande du corps. Mais il arrive que cet organe aux multiples fonctions soit lui- même victime de multiples ennemis parmi lesquels de nombreux virus. Parmi les hépatites provoquées par un virus, on distingue les hépatites A, B, C et bien d’autres.

Il existe donc plusieurs types de virus hépatiques, mais tous ont au moins un point commun : leur taux de contagion assez important. Dans le monde, deux formes sont plus préoccupantes, car elles peuvent évoluer vers une forme chronique de la maladie et conduire à la mort : les hépatites B et C. En témoigne dame Kogui une ménagère et mère de six (6) enfants vivant à Donwori, un des villages de la commune de Kandi. Elle est veuve depuis le 30 novembre 2013. Dans une interview à nous accorder, elle parle en ces termes : « Mon mari, un matelassier la quarantaine a traité le palu pendant plus d’un an. Il est mort deux (2) mois après qu’on ait su qu’il souffrait de la forme chronique de l’hépatite virale B. Après sa mort, nous avons découvert mes enfants et moi que trois des enfants et moi-même sommes porteurs de virus de l’hépatite B. Nous avons fait les analyses sur instruction du médecin traitant de feu mon mari » a-t-elle conclu.

Depuis plusieurs années, selon les résultats d’une étude de l’OMS, les chercheurs tentent de mettre au point un traitement capable d’éliminer le virus de l’organisme après infection. Mais jusqu’à maintenant, ce minuscule ennemi continue de déjouer leurs tentatives. Actuellement, il n’existe aucun médicament permettant d’éliminer le virus de l’hépatite B explique l’infirmier Victor ADEOYE d’un air décourageant.

Ce virus est selon les experts, cent fois plus contagieux que le virus du sida et fait partie des dix virus les plus redoutables du monde. D’où « la nécessité de se protéger pour ne pas la contracter » a-t-il martelé. Le spécialiste en santé précise que pour l’heure, la seule protection contre les différentes formes de l’hépatite reste et demeure le vaccin.

 

L’hyperhidrose :

Une pathologie aux lourdes conséquences.

La transpiration excessive de certaines parties du corps humain chez les individus, n’est pas sans conséquences psychologies sur ces derniers, même si celle-ci peut être corrigée.

Agence Sud Presse/Juliette MITONHOUN

Lorsque la transpiration est anormalement excessive, on parle de l’hyperhidrose. Elle peut être locale ou généralisée. Dans le cas d’une hyperhidrose concernant les aisselles, le sujet transpire anormalement, et la transpiration est telle que les vêtements sont constamment mouillés. Cette pathologie, affecte la psychologie de ceux qui en souffrent sur plusieurs plans et les ronge au quotidien. Entre autres, la baisse de l’estime de soi, l’impact sur la vie personnelle, sociale et professionnelle, voire une dépression. Les enquêtes ont révélé que le surpoids ou l’écart entre les aliments, le stress intense ou l’anxiété et le dysfonctionnement hormonal sont quelques facteurs à l’origine du mal. Mais il faut souligner que ce mal peut être aussi héréditaire comme pour dire que si l’un des parents souffre d’hyperhidrose, il y a plus de risques d’en souffrir.

Toutefois, l’usage de produits cosmétiques peut amener à contrôler la transpiration excessive des aisselles.

Les solutions pour lutter contre l’hyperhidrose

Un anti-transpirant : les sels d’aluminium qu’il contient agissent en resserrant les pores de la peau, réduisant ainsi la quantité de sueur.

Des déodorants à base de talc, ou encore d’alcool (attention à l’effet irritant) peuvent être utilisés contre la transpiration excessive des aisselles.

 Le bicarbonate de soude : cette poudre blanche aux multiples indications, peut également être utilisée contre la transpiration. En appliquer sur les zones concernées réduirait les mauvaises odeurs.

Une hygiène corporelle irréprochable est bien évidemment conseillée.

Lavez-vous correctement les aisselles avec un savon antibactérien, puis rincez et séchez bien. L’épilation de l’aisselle peut également atténuer les mauvaises odeurs : cela ne réduira pas la quantité de sueur émise par les pores, mais empêchera que les poils ne retiennent la flore microbienne.

Si aucune de ces méthodes ne s’avère efficace et que le problème de transpiration excessive des aisselles persiste, n’hésitez pas à consulter un médecin. Bonne chance à vous !

 

TENSION SOCIOPOLITIQUE AU BENIN

Les élèves de quelques collèges du Mono s’invitent dans les protestations

Plusieurs collèges du Mono se sont opposés ce lundi 3 Février 2014 au déroulement de la deuxième série des devoirs surveillés pour ainsi porter leurs voix dans le débat sociopolitique que traverse leur pays. A voir l’allure de la tension qui a prévalu dans ces collèges, on craint bien que la vague n’atteigne d’autres établissements les jours à venir si gouvernement et enseignants ne parviennent pas à s’entendre.

Lokossa le  3 Février 2014 (ASP) : La vague de protestation des élèves dans la tension sociale qui secoue actuellement le Bénin a gagné le département du Mono. Plusieurs collèges de ce département se sont opposés ce lundi 3 Février 2014 au déroulement de la deuxième série des devoirs surveillés pour obliger le gouvernement et les syndicats à accorder leur violon afin d’arrêter ce bras de fer qui cause d’énormes préjudices au système éducatif béninois déjà malade. Selon les manifestants, bon nombre d’entre eux n’ont plus fait des cours depuis que les centrales syndicales ont lancé les grèves et au lieu qu’enseignants et gouvernement s’asseyent pour juger de la gravité de la situation et prendre des mesures pour arrêter la saignée, on veut les faire composer ces devoirs pour leur balancer des notes minables et dire en fin d’année que ceux sont-eux qui n’ont pas étudié. « Sans les cours, pas de devoirs » peut-ont lire sur une pancarte qu’agitent les manifestants au CEG 3 Lokossa où les élèves ont pris soin de bien fermer les classes pour contraindre leurs camarades à rester dehors. Tandis que certains sont en train de scander des slogans hostiles aux enseignants au gouvernement dans un vacarme assourdissant, d’autres se sont simplement retranchés dans l’enceinte de l’établissement pour ne pas subir les conséquences d’un éventuel débordement. Fatigués de tenter en vain de calmer la tension, l’administration et les enseignants observent impuissants depuis la salle des professeurs les élèves en transe. Au CEG2 Lokossa, c’est des feux des pneus qui amplifient les débandades. Alerté, le directeur départemental de l’enseignement secondaire Sessi Coovi Comlan s’est dépêché sur les lieux. Mais il a heurté la bande des élèves en courroux qui ne voulaient écouter personne. C’est au CEG2 Lokossa que des coups de fil sont parvenus au DDESFTPRIJ Mono-couffo lui faisant savoir que c’était un mouvement concerté de plusieurs collèges à savoir : les CEG2,3 et 4 Lokossa, CEG 1 Agamè CEG Koudo, CEG Akodéha, CEG Adohoun, et le CEG Sé. Au vu de cette situation, les uns et les autres se demandent si cela ne va pas embraser les autres collèges. Mais seuls les jours à venir pourront permettre de répondre à cette question.

Jonas BOTCHI/ Agence Sud Presse

Braquage à Abomey-Calavi

Quatre cent mille francs Cfa emportés

photo voiture abandonnée 2Abomey-Calavi, le 18 janvier 2014 (ASP). Au petit matin du samedi 18 janvier 2014, une scène de braquage s’est produite dans la commune d’Abomey-Calavi. Dame Diane Kpozoumè a été dépouillée de quatre cent mille (400 000) francs Cfa.

Légèrement blessée mais visiblement abattue dame Diane Kpozoumè se remet à peine du braquage dont elle a été victime. Quatre cent mille francs Cfa lui ont été frauduleusement soutirés par trois individus dont elle ignore l’identité. “ J’habite Zoca, dans les encablures du commissariat central d’Abomey-Calavi. J’ai de la marchandise que je voulais aller chercher à Dantokpa“, ce sont les raisons qui ont amené la revendeuse de fruits à se mettre sur la voie à six heures dix minutes pour chercher un taxi. En l’absence d’éclairage public, elle s’est laissée à un conducteur qui lui proposait son service.

A la hauteur du carrefour IITA, la voiture 505, dévie de la voie qui mène à Dantokpa, la destination de la dame, et prend la direction du carrefour Tankpè. Dans cette zone, les trois hommes commencent leur opération. Au moment où l’un essayait de l’étrangler, un autre la menaçait avec une machette. Résultat, la dame cède ses ressources. Elle sera ensuite laissée après des coups. Dans la douleur, elle alerte la population environnante. Ces bourreaux eux, ne maîtrisant pas à priori la zone se sont heurtés à un barrage occasionné par les travaux actuellement en cours sur la voie. Affolés, les trois ont pris la poudre d’escampette avec leur butin abandonnant sur les lieux la voiture. Saisis par l’affaire les agents du commissariat de Godomey sont venus sur les lieux pour les constats d’usage. A la fin, ils sont repartis avec la voiture et la dame. Les enquêtes seront ouvertes et peut-être que d’ici à là les auteurs de cet acte seront connus.

Agence Sud Presse /Prudence AKONDE

 

Echanges de vœux à la maison des médias

Guy Ogoubiyi honore les journalistes

guy ogoubiyiCotonou, le 17 janvier 2014 (ASP). L’Autorité nationale de lutte contre la corruption était jeudi 16 janvier 2014 à la maison des médias Thomas Mègnansan de Cotonou. L’objectif était d’échanger avec les professionnels des médias les vœux de nouvel an.

C’est la première fois qu’une institution de la République pense à présenter ses vœux aux journalistes“ constate Alain Sessou, directeur de la maison des médias qui, au nom des journalistes, a souhaité la bienvenue aux membres du bureau de l’Anlc.

Le président de l’Anlc, Guy Ogoubiyi, après avoir reconnu le pouvoir de la presse a formulé aux journalistes ses vœux de paix, de santé et de promotion. Il a exprimé sa détermination et celle de son équipe à mettre à nu, les auteurs d’actes de corruption. Une volonté qui ne s’ébranlera pas malgré les conditions de travail pas très agréables. “Nous sommes venus vous demander de collaborer avec nous“ a-t-il expliqué aux acteurs des médias.

Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) et vice-président de l’Assemblée spéciale (As) des professionnels des médias, Franck Kpochémè saisit la balle au juste rebond et déclare à l’Anlc le soutien de la presse dès lors que son combat sera juste et sincère. Pour lui la cérémonie qui réunit les deux structures revêt deux sens. Il s’agit de ce que les responsables de la presse gèrent l’aide de l’Etat à la presse privée qui est une ressource publique et du rôle des acteurs des médias dans la lutte contre la corruption. De ces points de vue, les journalistes doivent adopter des comportements pour accompagner efficacement l’Anlc dans sa mission et éviter son châtiment.

La cérémonie a pris fin par une présentation des membres du bureau de L’Anlc ont été présentés à l’assistance.

Agence Sud Presse/ Prudence AKONDE

 

Sortie littéraire

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Les mille visages de Dantokpa décryptés par Belly Kpogodo

cou tokpa 12 2Cotonou, le 17-01-14 (ASP). Belly Bonenvateure Kpogodo vient de signer, aux Editions Plumes Soleil, son premier chef-d’œuvre dans le monde de la littérature béninoise. Dans un ouvrage de cent soixante-huit (168) pages, il met à découvert les différentes facettes du marché international de Dantokpa, le plus grand centre commercial de l’Afrique de l’Ouest.

“Dantokpa aux mille visages“, c’est à l’intérieur de ce titre que Belly Bonaventure Kpogodo met en exergue à la fois la richesse du marché Dantokpa et les maux qui minent son développement. Dans un style simple, il a abordé vingt-trois (23) réalités quotidiennes au grand marché de Cotonou. Selon l’histoire, ce lieu doit sa renommée à un culte annuel voué par dame Mahinou Bohi Djivêha à Dan, un serpent détenteur de richesse. Les spectateurs pour indiquer le lieu parlait de « Dantokpa ». “Dan“ signifie “Serpent“ et “tokpa“ qui veut dire “près de la lagune“. Ainsi « Dantopka » n’est rien d’autre que le serpent qui se situe près de la lagune.

A travers cet ouvrage, préfacé par Pascal Iréné Koupaki l’ex premier ministre, l’histoire de la naissance de « Dantokpa » devient accessible à tout le monde.

Dans un style journalistique simple, l’essayiste aborde sans tabou une variété de sujets sur le marché Dantokpa. Il a fait de l’investigation et du reportage pour aller trouver le point culminant de chaque fait, percer certaines réalités dans l’affleurement et d’autres avec une grande profondeur. Presque tous les domaines ont été étudiés de Dantokpa. La santé, la culture, les faits de société, les ventes illicites, l’environnement, l’économie…

“Ce qui nuit à la vocation internationale de Dantokpa !“, “Comment les femmes s’empoisonnent et empoisonnent à Dantokpa“, “Un portail ouvert au mal du siècle“, “Vend- on des restes humains à Dantokpa ?“, “Dépigmentation : Dantokpa, le siège du phénomène“, sont entre autres les thèmes qui sont compilés dans cet ouvrage.

Rappelons que l’auteur, Belly Bonaventure Kpogodo est directeur de publication du journal “Tokpa Actu“, un hebdomadaire qui a pour champ d’intérêt le marché Dantokpa.

Agence Sud Presse/Prudence AKONDE

 

Violences conjugales :

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La Planification Familiale comme source de paix au foyer.

plannign 2L’atmosphère est de plus en plus tendue dans les ménages de nos jours. Les causes de cette situation sont diverses. Entre autres, le refus de la femme à satisfaire sexuellement son homme lorsque celui-ci manifeste le désir. Et pourtant les méthodes contraceptives sont là pour créer l’harmonie au sein des familles.

« Mon mari ne me parle pas et ne mange plus à la maison depuis 15 jours parce que je ne joue pas comme cela se doit mon rôle conjugal. Nous avons 4 enfants et j’ai peur de tomber à nouveau enceinte » Lâche Carine DOSSOU le visage froissé. « Je suis très féconde et j’ai peur parce que notre fille ainée est déjà maman ». Comme elle, plusieurs autres femmes au foyer vivent cette situation indésirable pour avoir « refusé le lit » à leurs maris.

D’aucun qualifient ce comportement de la femme vis-à-vis de son conjoint de désobéissance non seulement à Dieu, Allah mais aussi au mari en question. Car les saintes écritures recommandent à la femme d’être soumise à son mari en tout temps et en tout lieu. La femme avec l’évolution de la médecine moderne et le vote par l’Assemblée Nationale le 3 Mars 2003, de la loi N°2003-03 relative à la santé sexuelle et à la reproduction peut de nos jours remplir ses devoirs conjugaux en toute sérénité en adoptant l’une des méthodes contraceptives de son choix. Car cette loi lui confère « le droit d’être informée et d’utiliser la méthode de planification familiale de son choix, qui ne soit pas contraire à ladite loi ».

La planification familiale comme on ne le pense est plus qu’un moyen d’espacement des naissances, une source de paix au foyer. Elle participe à la consolidation et au maintien du tissu familial au sein des foyers, étaye Marie Genièvre AVOUMBA Responsable de la coordination de l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille dans l’Ouémé ABPF /Ouémé. Mieux dame Rosine AHOTIN membre de l’association Agbadjinafa à Porto-Novo et paire éducatrice parle avec beaucoup plus de joie et conviction son expérience qu’elle qualifie déjà de fructueuse et de belle. « J’ai adopté la méthode d’injection car je ne voulais plus faire d’enfants car j’en avais déjà ( 6) six. Et chaque fois que mon mari doit se rapprocher de moi je m’y oppose et ça dégénère très souvent. Mais depuis 2 ans que j’ai adopté la méthode d’injection le calme est revenu dans mon ménage. Mon mari est fier de moi parce que je ne lui désobéis plus. Ces désirs sont devenus pour moi des ordres grâce à la planification familiale ». Clémentine FATON mère de 8 enfants et aussi paire éducatrice est responsable de l’association finangnon alodoalomé. Elle a adopté la méthode de dispositif intra utérin connue sous le nom de stérilet. Avec la présence de ce dispositif dans le corps je ne panique plus lorsque mon mari me sollicite. La bonne humeur qui règne dans notre ménage me donne chaque fois l’envie de vivre et de toujours vivre au foyer pour procurer du plaisir à mes enfants et aussi à mon mari. Car le poids que représentait pour moi la vie de femme au foyer a disparu. Ce choix m’a aussi permis de m’organiser et d’être financièrement un peu plus autonome qu’auparavant. Opter pour la planification familiale, c’est donc s’offrir plusieurs chances de réussite dans la vie.

Agence Sud Presse/Juliette MITONHOUN

 

Maîtrise de la croissance démographique au Bénin

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 Le planning familial : une solution à portée de main.

planning 1La croissance démographique au Bénin évolue à un rythme exponentiel. Elle pose alors de nombreux défis en matière de démarche sociale à savoir la nutrition, la santé, l’éducation et l’environnement. Pour maitriser la situation, il est souhaitable de recourir à la planification familiale.

La population du Bénin est passée de 6 millions 769 mille 914 habitants en 2002 à 8 millions 78 mille habitants en 2010 selon une étude d’impact de la dynamique démographique sur le développement. Selon le dernier Recensement Général de la Population réalisé en 2012, elle est aujourd’hui estimée à 10 millions d’habitants. Pour Philippes TOBOSSI chargé de programmes au Fonds des Nations Unies pour la Population(FNUAP), cette croissance continue de la population n’est rien d’autre que la résultante d’une fécondité élevée et constante. Mieux, le Bénin est selon une étude réalisée dans le cadre de l’élaboration de la Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (SCRP) 2011-2015, classé parmi les pays d’Afrique sub-saharienne à fort taux de fécondité. Les raisons de cette position qu’occupe le Bénin sont multiples. Ils sont mis en exergue par l’ouvrage qui souligne que le niveau élevé de fécondité qui est de 5,7 enfants par femme s’explique par la précocité du mariage, la faible prévalence contraceptive qui est de 6,2% et un niveau de besoins non satisfaits en hausse en matière de planification familiale soit 30% en 2006 contre 27% en 2011.

Une situation qui ralentit les efforts du Bénin dans l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement car les conditions actuelles de création de richesse sont insuffisantes. Les études ont révélé Selon Philippes TOBOSSI que la croissance économique ne couvre pas les besoins générés par la croissance démographique. D’où des défis à relever en matière de population et de développement. Lesquels défis sont relatifs à la santé, l’éducation, l’environnement et autres, a-t-il poursuivi. La question de la croissance démographie devient ainsi une préoccupation majeure qui interpelle tous les acteurs politiques et socio -économiques du Bénin mais aussi et surtout pour tous les fils et filles du pays. Pour maîtriser le taux d’accroissement démographique, une solution à portée de main, la planification familiale. L’adoption de cet outil de développement par les couples béninois, leur permettra de faire le nombre d’enfants voulus en temps voulu, d’espacer les naissances, de prendre soins des enfants sans grandes difficultés mais surtout de bien se porter à laisser entendre Philippes TOBOSSI lors d’une communication sur les bienfaits de la planification familiale.

Faire le nombre d’enfants désirés et en meilleure santé contribue à la réduction du fardeau qui pèse de nos jours sur les familles béninoises pauvres et leur permet d’investir dans la santé et la scolarité de la progéniture et échapper au cycle de pauvreté. Pour les experts en développement et population, le choix de la planification familiale sur plusieurs décennies permettra d’accroître la population active par rapport au nombre de personnes qu’elle doit entretenir. On parle dans ce cas de dividende démographique qui va permettre d’augmenter les investissements pour améliorer les niveaux de vie et réduire la pauvreté. Pour ce faire, il est souhaitable que le Bénin maîtrise la taille de sa population en s’impliquant davantage dans la promotion des méthodes contraceptives qui existent sous diverses formes.

Agence Sud Presse/Juliette MITONHOUN