SUR LA GRÈVE DES ENSEIGNANTS ET LES DOMMAGES COLLATÉRAUX …

Par Daté Barnabe-akayi

salle de classeSans contester la plateforme revendicative, ni condamner la stratégie de presser le patronat à satisfaire nos exigences, je voudrais croire qu’on peut inventer d’autres méthodes pour avoir gain de cause, au-delà de la cessation de travail partielle. A voir de près, et en me basant sur le statut particulier de l’enseignant (peut-être faut-il encore apprécier la constitutionnalité de mes inquiétudes), je réalise que les 72 heures (et bientôt plus ?) de grève font plus de mal aux enseignants (qui sont aussi parents d’élèves) qu’à personne d’autre ! En temps normal, vu la pléthore des classes, les questions d’infrastructures, de scolarité, le manque de capital humain bref les conditions difficiles des situations d’apprentissage, l’enseignant a du mal à finir le programme et à apprêter l’apprenant aux bons réflexes des situations d’évaluation. Depuis l’année blanche d’avant 1990, les grèves chroniques ont ramené les apprenants à un tel niveau qu’il est difficile à une âme honnête d’en présenter un bilan positif (en tout cas, en ce qui concerne les apprenants). Or, rappelle Jean Piaget, quand l’élève échoue, c’est l’enseignant qu’il faut fesser !

Je le répète : je n’ai rien contre l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. Au contraire, il faut revoir le sort tragique du système éducatif, le dépolitiser par moments (puisqu’on ne peut pas toujours empêcher l’œil de l’exécutif de voir) pour des débats techniques sous l’esprit tutélaire des inspecteurs, des conseillers pédagogiques et des spécialistes en éducation. Au contraire, je martèle qu’il faut que le guide pédagogique soit heureux en vue de transférer cet heur sur chaque jeune cerveau auquel il a affaire dans sa classe et son environnement. Les grèves, telles qu’elles se sont déroulées jusque-là, y ont participé. Cependant, je voudrais qu’elles soient plus efficaces avec des dommages collatéraux moins nocifs. Car, comme beaucoup d’autres enseignants, j’accueille toujours avec peine quand à la fin, les responsables syndicaux qui ne sont pas forcément corrompus, disent : « On va sauver l’année ». Le recours au verbe « sauver » n’est pas qu’hyperbolique ni métaphorique. C’est un verbe qu’il faut prendre surtout dans son sens dénotatif. Ce qui présuppose que ces responsables sont conscients que lorsqu’il est grève, le système éducatif – c’est-à-dire le développement – est en danger. En fait, qu’il soit apolitique ou non, l’enseignant n’est pas n’importe quel agent de l’État. Il est tel un président de la République respectable, muni d’un projet de société et soumis à un mandat déterminé. Qu’il ait bien réussi ou non, après son mandat, aucune prolongation n’est possible, en principe. Pourquoi alors s’infliger la torture de prolonger l’année scolaire, d’affronter quotidiennement les pluies diluviennes et les inondations de juin et de juillet, d’organiser comme précipitamment les examens de fin d’année à un moment où le système nerveux est épuisé et souhaite de belles vacances (quoique, hormis le repos et/ou le divertissement, ce soit la période par excellence pour remettre à jour ses connaissances) !

Mon rêve, tant que le patronat ne sera réceptif qu’à la menace des grèves, est que nous réfléchissions à ce que les responsables syndicaux délégués à la négociation nous amènent à faire pression sans risquer dangereusement d’abîmer le niveau intellectuel des apprenants, sans risquer de fabriquer des générations « sauvées », sans risquer de tester l’élasticité de l’année scolaire ni de réduire nos vacances. En conséquence, il faudra qu’on fasse grève sans jamais cesser d’administrer les cours. Et s’il faudra, malgré tout, invalider l’année scolaire, nous aurons au moins le sentiment d’avoir accompli notre mission de faire reculer l’ignorance. Dès lors, les délateurs ou les briseurs de grève qui estiment que la grève est un alibi pour prendre des pauses hebdomadaires en dehors du week-end, manqueront d’arguments : le débrayage ne peut être symptomatique de la paresse des enseignants. Et la question de défalcation se poserait en d’autres termes. Et parents d’élèves, et élèves (et même le gouvernement qui comprendrait plus d’un enseignant) sauront que la lutte des enseignants est la leur et ne vise nullement à instaurer le chaos.

Agence Sud Presse/Daté Atavito BARNABE-AKAYI

La Planification Familiale comme une priorité: la part de responsabilité de l’Etat

« La PF : un outil de développement puissant».

« La PF : un outil de développement  puissant».

« La PF : un outil de développement puissant».

Au Bénin, 4 femmes sur 10 meurent chaque jour pour cause de complications de grossesse ou d’accouchement. Ceci, sous le regard passif du gouvernement qui a décidé de prendre en charge les complications telles que la césarienne plutôt que de les prévenir.

Agence Sud Presse/Juliette MITONHOUN

Veuf et père de trois (3) enfants, Marius DOSSOU a perdu sa femme et son 5ème enfant il y a environ 2 mois. « Ils sont morts des suites d’une complication de la grossesse » explique t-il tout abattu. Selon les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS 2011) plus de 1400 femmes meurent chaque année pour cause de complications de grossesse ou d’accouchement.

Besoins non satisfaits à la hausse. Et pourtant, La capacité d’une femme d’espacer et de limiter ses grossesses a des conséquences directes sur sa santé et son bien-être nous apprend Brigitte KANGNI DAGBA responsable Projets Jeunes et Genre à l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (ABPF). « Moi depuis 4 ans que j’ai adopté le norplant je ne tombe plus malade comme auparavant. Mon dernier enfant grandit bien et a la grande forme » témoigne Dame Solange la trentaine avec 5 enfants et concasseuse de granite à Oké-dama l’un des quartiers de la ville de Parakou. Toutefois, dans le même quartier à quelques 300 mètres de la maison de Solange, une autre femme âgée de 41 ans, affirme : « j’ai 6 enfants que je n’arrive pas à les nourrir ni scolariser et me voici de nouveau avec une grossesse de 4 mois alors que mon mari m’a fait porter une bague qui est l’une des méthodes contraceptives traditionnelles. Mon mari est conducteur de taxi moto et moi-même de façon circonstancielle j’offre mes services en tant que travailleuse de maison ». Je veux bien adopter une méthode contraceptive moderne mais je n’ai pas d’argent poursuit-elle d’un air triste. « La grossesse de ce bébé de 2 mois que j’appelle Akoba est venue contre toute attente. J’étais sous méthode contraceptive depuis un bon moment. Mais j’ai abandonné à cause du coût. Et voici les dégâts » déclare dame Bouki les yeux larmoyants. « Si la césarienne n’était pas gratuite je ne serai plus de ce monde » a-t-elle étayé. Comme Bouki et Solange, moins de 10 femmes sur cent en union utilisent la contraception moderne.

Un outil de développement puissant. Or, l’aide-mémoire N°351 de l’OMS publié en mai 2013 souligne que, la promotion de la planification familiale et la garantie de l’accès aux méthodes de contraception de leur choix pour les femmes et pour les couples sont essentielles si l’on veut assurer le bien-être et l’autonomie des femmes tout en soutenant la santé et le développement des communautés.

Actions. Il est important que la planification familiale soit largement disponible et accessible pour toute personne sexuellement active, où qu’il se trouve. Cependant la sécurisation des produits contraceptifs et leur accès ne peuvent être garantis que par l’Etat à travers des actes concrets. Pour Philippes TOBOSSI chargé de programmes au Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), l’investissement de l’Etat dans la PF contribuerait à échapper au cycle infernal de pauvreté et à maîtriser la croissance de la population. Surtout que la croissance économique ne couvre pas tous les besoins que génère celle démographique. Dr Conrad autre spécialiste en santé assure que « L’Etat béninois gagnerait beaucoup en élargissant le Régime Assurance Maladies Universelles (RAMU) aux services de la PF, car les fonds engloutis dans la césarienne serviraient à autres choses »Pour lui, « il est moins onéreux de prévenir une grossesse non planifiée que d’en traiter les complications maternelles et infantiles». Mieux, si le pouvoir public opte pour la gratuité de la PF, il pourrait réaliser à coup sûr les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à travers le maintien des adolescentes et jeunes filles à l’école, la maîtrise de la croissance démographique, l’autonomisation de la femme et la participation des jeunes au PIB. Aussi, sauverait-il aussi les vies de milliers de mères, nourrissons et d’enfants chaque année.

TENSION SOCIOPOLITIQUE AU BENIN

Les élèves de quelques collèges du Mono s’invitent dans les protestations

Plusieurs collèges du Mono se sont opposés ce lundi 3 Février 2014 au déroulement de la deuxième série des devoirs surveillés pour ainsi porter leurs voix dans le débat sociopolitique que traverse leur pays. A voir l’allure de la tension qui a prévalu dans ces collèges, on craint bien que la vague n’atteigne d’autres établissements les jours à venir si gouvernement et enseignants ne parviennent pas à s’entendre.

Lokossa le  3 Février 2014 (ASP) : La vague de protestation des élèves dans la tension sociale qui secoue actuellement le Bénin a gagné le département du Mono. Plusieurs collèges de ce département se sont opposés ce lundi 3 Février 2014 au déroulement de la deuxième série des devoirs surveillés pour obliger le gouvernement et les syndicats à accorder leur violon afin d’arrêter ce bras de fer qui cause d’énormes préjudices au système éducatif béninois déjà malade. Selon les manifestants, bon nombre d’entre eux n’ont plus fait des cours depuis que les centrales syndicales ont lancé les grèves et au lieu qu’enseignants et gouvernement s’asseyent pour juger de la gravité de la situation et prendre des mesures pour arrêter la saignée, on veut les faire composer ces devoirs pour leur balancer des notes minables et dire en fin d’année que ceux sont-eux qui n’ont pas étudié. « Sans les cours, pas de devoirs » peut-ont lire sur une pancarte qu’agitent les manifestants au CEG 3 Lokossa où les élèves ont pris soin de bien fermer les classes pour contraindre leurs camarades à rester dehors. Tandis que certains sont en train de scander des slogans hostiles aux enseignants au gouvernement dans un vacarme assourdissant, d’autres se sont simplement retranchés dans l’enceinte de l’établissement pour ne pas subir les conséquences d’un éventuel débordement. Fatigués de tenter en vain de calmer la tension, l’administration et les enseignants observent impuissants depuis la salle des professeurs les élèves en transe. Au CEG2 Lokossa, c’est des feux des pneus qui amplifient les débandades. Alerté, le directeur départemental de l’enseignement secondaire Sessi Coovi Comlan s’est dépêché sur les lieux. Mais il a heurté la bande des élèves en courroux qui ne voulaient écouter personne. C’est au CEG2 Lokossa que des coups de fil sont parvenus au DDESFTPRIJ Mono-couffo lui faisant savoir que c’était un mouvement concerté de plusieurs collèges à savoir : les CEG2,3 et 4 Lokossa, CEG 1 Agamè CEG Koudo, CEG Akodéha, CEG Adohoun, et le CEG Sé. Au vu de cette situation, les uns et les autres se demandent si cela ne va pas embraser les autres collèges. Mais seuls les jours à venir pourront permettre de répondre à cette question.

Jonas BOTCHI/ Agence Sud Presse

Activités académiques à l’Uac

L’Enam lance officiellement sa rentrée

imagesAbomey-Calavi le 23 octobre 2013 (ASP). Le mercredi 23 octobre 2013, l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) a procédé au lancement officiel de sa rentrée dans l’amphi Jean Julien Codjovi. L’événement a été placé sous le parrainage d’Ousmane Batoko, président de la Cour suprême et de François Abiola, Ministre d’ Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

 L’Enam emboite le pas au rectorat. Elle a effectué en son sein, sa rentrée officielle pour le compte de l’année académique 2013-2014. C’est au professeur Maxime Da Cruz, enseignant à l’Enam et vice recteur chargé des affaires académiques, qu’est revenu l’honneur de procéder de façon symbolique au lancement après une cérémonie riche en couleurs. Le professeur Mèdé Nicaise, directeur de l’Enam a, dans son mot de bienvenue, reconnu les mérites de l’école dont il a la charge avant de revenir sur les difficultés qui jalonnent son chemin quant à la gestion efficiente de l’effectif sans cesse croissant des apprenants de l’école. Ces derniers ont parlé par la voix d’Oswald Egounlety, président du bureau d’union d’entité de ladite faculté. A la suite de leurs interventions, une communication inaugurale a été présentée par Ousmane Batoko, président de la Cour Suprême et parrain de l’événement. Pendant trente minutes, il a développé les facettes de la problématique de l’office du juge. Des obligations du juge aux dispositions de la loi en passant par les pièges qui guettent l’exercice du pouvoir du juge, l’homme n’a occulté aucun point. Le livre “les réformes au Bénin : l’état des réformes“ a été présenté à l’assistance par Prudent Soglohoun. Le livre est le rapport d’un colloque scientifique organisé par l’Enam les 21 et 22 juin derniers. La cérémonie a pris fin sur une note culturelle.

Agence Sud Presse/Prudence AKONDE

 

Vie syndicale à l’Université d’Abomey-Calavi

Hugues OTOU devient président de l’UNEB

Uneb 1Abomey-Calavi le 16 octobre 2013 (ASP). Kévin Bédjinansso, précédemment président de l’Union nationale des étudiants du Bénin a passé le témoin à Hugues Otou. C’était au cours d’une cérémonie fort simple qui a eu lieu le lundi 14 octobre 2013 dans le restaurant Bid de l’Université d’Abomey-Calavi.

Le Bureau exécutif national (Ben) et le directoire de l’Uneb viennent de refaire peau neuve. Hugues Otou, nouveau président du Ben a pris les pouvoirs des mains de Kévin Bédjinansso. Innocent Hounsa quant à lui, nouveau président du directoire, organe de contrôle de l’Uneb a reçu ses nouvelles charges de Marcel Kochoffa qui l’avait précédé à ce même poste. Les deux hommes nouvellement investis lundi 14 octobre 2013, ont la charge de présider aux destinées de l’Uneb pendant une année. Il est à remarquer que les bureaux des deux organes sont issus de l’assemblée générale du dimanche 13 octobre 2013. Elle a fait suite aux échecs répétés d’organisation des élections libres et transparentes. Face à un tel passé, Hugues Otou, nouveau président de l’Uneb s’est vu confié un devoir. « Nous sommes des missionnaires et nous n’avons pas le droit de faillir » a-t-il déclaré lors de la cérémonie de prise de service en la présence des membres des autres mouvements à caractère syndicale de l’Uac. Les directeurs des institutions spécialisées ainsi que plusieurs des anciens membres de l’Uneb étaient également présents.

Agence Sud Presse/Prudence AKONDE

 

Inscription à l’Université d’Abomey-Calavi

  • 15 000 F CFA opposent étudiants et rectorat

    Brice Sinsin nouveauCotonou le 12 octobre 2013 (ASP). Le lundi 09 octobre 2013, la rentrée universitaire a été lancée sur le campus d’Abomey-Calavi. Le lendemain déjà, les mouvements étudiants ont mis fin aux inscriptions qui ont commencé le 01er octobre. A l’origine, les quinze mille (15 000) francs Cfa exigés des étudiants par l’autorité rectorale pour tous ceux d’entre eux qui aspirent à une deuxième inscription.

    « Je ne suis pas du tout d’accord avec cette décision du recteur. Je ne suis pas pour le payement des 15 000 F Cfa et je ne suis pas prêt à renoncer à ma seconde inscription parce que, au Bénin il faut avoir plusieurs cordes à son arc» a fait savoir Boris Gbégnon, étudiant en deuxième année doublement inscrit à la Faculté des lettres arts et sciences humaines (Flash) et à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg). En effet, l’autorité rectorale a instruit, depuis le samedi 05 octobre dernier, les agents inscripteurs pour que soit exigé des étudiants doublement inscrits, le payement des frais de leur deuxième inscription qui s’élèvent à quinze mille (15 000) francs Cfa. Une décision qui n’est pas du goût des étudiants encore moins de leurs responsables. « C’étaient des rumeurs et à notre grande surprise, elles se sont confirmées depuis le mardi dernier » ; s’indigne Rodrigue Agbo, Président du bureau exécutif de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb). Son collègue de l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb), Damien Dégbè, joint au téléphone est allé dans le même sens. Il ajoute : « C’est le mardi 09 octobre dernier que les étudiants étaient venus se plaindre à nous en disant qu’on leur demande de payer 15 000 F Cfa pour ceux qui désirent faire une double inscription. ». D’après ces explications, ils ont tenté de voir le vice-recteur en vain. « Au fait quand les rumeurs nous sont parvenues, nous nous sommes rendus au vice rectorat. En l’absence du vice-recteur, nous avons l’agent en charge des inscriptions nous a dit que la décision était prise mais pas encore appliquée mais le mardi déjà, la décision était mise en application » a-t-il déclaré. Informés, certains responsables d’étudiants ont bloqué les inscriptions afin de se faire entendre par l’autorité qui ne les avait ni consultés ni avisés ; thèse confirmée plus tard par le professeur Maxime da Cruz, vice-recteur en charge des affaires académiques : « Aucun responsable étudiant n’a été consulté dans le cadre de cette décision ». Le président de l’Unseb par rapport à la décision pense cependant que : « Le rectorat ne peut pas prendre une décision pour abroger un arrêté ministériel ». A ce propos, le vice-recteur apporte des clarifications : « La décision gouvernementale qui concerne la gratuité des inscriptions est toujours en vigueur, donc s’impose à tous ». Cependant, la décision qui a été prise de concert avec les chefs d’établissements depuis le mois de septembre 2013 vise à faire payer la deuxième inscription par les étudiants qui désirent faire une double inscription. En ce sens, le professeur Maxime da Cruz fait remarquer que nombre d’étudiants s’inscrivent et ne viennent pas aux évaluations encore moins aux cours. Il en veut pour preuve le cas de la première année de géographie où, sur les 6 610 se sont inscrits, seulement 4 598 ont composé. « Cela fait plus de deux milles (2000) copies, épreuves… en gâchis. Et le compte doit se faire pour toutes les unités d’enseignement, par promotion, par département… ».

    Pour Roland Todjinou, étudiant en géographie, s’il est vrai que certains étudiants profitent de la gratuité pour s’inscrire anarchiquement, l’autorité ne devrait pas regarder cette seule condition et pénaliser ceux qui sont venus pour le travail. Il faut souligner que dans cette atmosphère l’autorité a demandé que les inscriptions continuent, en attendant, avec la gratuité pour tous.

    Deux étudiants arrêtés

    Assè André« Deux, de nos camarades étudiants sont arrêtés depuis le mercredi dernier parce qu’ils ont tenté de briser les vitres de l’ILACI où se déroulent les inscriptions » a fait savoir Rodrigue Agbo, Président du bureau exécutif de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb). Il déplore aussi le comportement de ses camarades. De sources bien fiables ceux-ci vont comparaître devant le procureur pour l’acte qui a été posé. André Assè, ancien Président de l’Unseb, lui, a été bastonné par les forces de l’ordre. C’était dans l’après midi du vendredi 11 octobre 2013. « Je n’y suis pour rien. Je venais au campus quand je les ai vus se promener avec des armes en main. Alors j’ai dit : que faites vous avec des armes en main sur le campus ? Vous risquez d’effrayer les étudiants. C’est là que tout a commencé » a déclaré André Assè lui-même après avoir été molesté par les hommes en uniformes. Approché, Damien Dégbè, Président en exercice de la section Uac de l’Unseb estime d’ores et déjà que ces actes ne vont pas faire fléchir leur ardeur. Son collègue de la Fneb a souligné que les intimidations de l’autorité ne vont pas les faire reculer. « Ce n’est pas de gaité de cœur que nous faisons venir les forces de l’ordre sur le campus parce que ca nous coûte de l’argent qu’on pourrait utiliser pour faire autre chose. Les étudiants ont le droit d’exprimer leur désaccord face à une décision rectorale. Mais l’expression peut se faire de façon pacifique. Dans le cas contraire en tant que garant de la sécurité des biens et des personnes, nous sommes obligés de prendre les décisions qui conviennent », a déclaré le vice-recteur. Les étudiants prévoient déjà intensifier leur mouvement dès la semaine prochaine.

    Agence Sud Presse/Prudence AKONDE

     

     

LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE DANS LE COUFFO :

 

La solution de l’honorable David Gbahoungba pour l’insertion des jeunes déscolarisés de la commune de Dogbo.

Lokossa, le 18 août 2013 (ASP). Bien que la question du chômage au Bénin inquiète plus d’un, très peu de personnes proposent des solutions idoines pour endiguer le mal. Dans le département du Mono-Couffo, la montée vertigineuse du taux de déscolarisation compromet dangereusement l’auto-emploi des jeunes qui s’impose comme le remède efficace contre le chômage. C’est conscient de cela que l’honorable David Gbahoungba a d’octroyé des bourses de formation professionnelle à 100 jeunes déscolarisés de la commune de Dogbo.

gbahoungba 1La célébration de la fête du 15 août 2013 à Dogbo était une journée de chance d’insertion professionnelle pour les jeunes déscolarisés de cette commune. Sorties massivement pour ces moments de communion initiés par les cadres de la localité à l’image de la fête d’igname à Savalou, les populations de Dogbo ont, non seulement partagé d’intenses moments festifs, mais elles ont eu au cours de la fête la bonne nouvelle qui sortira leurs progénitures de la précarité. En effet, dans le ballet des discours au pupitre pour les messages d’appel à l’amour, à la solidarité et à la fraternité ; l’honorable David Gbahoungba est passé des beaux discours à l’acte concret qui ouvrira la porte de l’auto-emploi aux jeunes déscolarisés de la commune de Dogbo. Dans la liesse de la fête l’honorable David Gbahoungba s’est projeté dans le futur pour se demander ce que va devenir sa commune lorsque l’amour, la solidarité et la fraternité seront acquis et que les jeunes notamment ne pourront se prendre en charge et s’occuper de leurs parents qui deviendront inactifs sous le poids de l’âge. Appréciant à juste titre les efforts du gouvernement qui a rendu fonctionnels le centre de métiers de Dadohoué et le centre de formation artisanal de kpodavé, David Gbahoungba, s’est penché sur le cas des enfants de Dogbo éjectés du cursus scolaire, par faute de moyens financiers. C’est donc pour offrir les mêmes chances d’insertion professionnelle à ceux-ci, qui ne sont pas des Béninois à part mais des Béninois à part entière que l’honorable offre des bourses de formation professionnelle complète à cent (100) d’entre eux. La nouvelle a été accueillie par un tonnerre d’applaudissement suivi de cris de joie légitimes des populations. Sur le champ, l’honorable à donné des directives pour la sélection non discriminatoire des bénéficiaires. Pour une répartition géographique des bénéficiaires dans toute la commune, il a émis le vif vœu qu’il soit sélectionné dix (10) enfants par arrondissement et trente (30) pour l’arrondissement de Tota qui est le plus vaste et le plus peuplé des arrondissements de la commune de Dogbo. Par cet octroi, l’honorable David Gbahoungba a donné une suite logique à « l’initiative de Dogbo » qui est un appel du président de la république à des contributions collectives ou individuelles pour faire du Bénin une nation prospère où il fera bon vivre pour tous.

Signalons aussi que dans la même journée du 15 août 2013, très ému par la qualité de jeu dont ont fait preuve les équipes de football de Honton et de Dévé, David Gbahoungba promet murir ses réflexions pour la mise sur pied et l’encadrement technique de l’équipe de football de la commune Dogbo.

Jonas BOTCHI/Agence Sud Presse.

 

PROMOTION DE LA LANGUE ANGLAISE AU BENIN

 

L’ambassade des États-Unis renforce les capacités des professeurs d’Anglais du Mono- Couffo.

Lokossa le 14-08-2013 (ASP). Le CEG1 Lokossa a abrité du 8 au 9 Août une formation sur les techniques pédagogiques pour un enseignement dynamique de la langue anglaise. Il s’agit d’après les organisateurs d’un armement pédagogique des professeurs d’Anglais du Mono-Couffo pour un enseignement efficace de l’Anglais.

ambassade usaLa dynamique des langues nécessite de tout enseignant une actualisation régulière de techniques pédagogiques. Et lorsqu’il s’agit de langue étrangère comme l’Anglais, l’accommodation avec les techniques pédagogiques est d’une importance capitale. C’est fort de cela que le centre culturel américain n’a ménagé aucun effort pour répondre à la sollicitude du bureau exécutif de l’association des professeurs d’Anglais du Mono-Couffo pour l’organisation de la présente formation. Venus des douze communes du Mono-Couffo, ces enseignants ont, durant deux jours, renforcé leur capacité sur « les techniques pédagogiques pour un enseignement dynamique de la langue anglaise. Au cours de cette formation, ils ont été outillés pour affronter efficacement les contraintes liées à la gestion des effectifs pléthoriques, la prévention et la gestion des conflits dans les classes, la reprise en main d’une classe après les problèmes d’indiscipline sans oublier la motivation pour l’intérêt des apprenants à l’Anglais et les processus de création des clubs d’Anglais ainsi que l’inventaire des activités devant meubler ces clubs. Vu la taille de l’enjeu, un expert a été dépêché depuis l’ambassade des USA au Togo en la personne de Philip Dierking. Ce dernier, en collaboration avec les conseillers pédagogiques et de l’inspecteur Cohoovi Comlan Sessi, a fourni tout ce qu’il faut désormais aux professeurs d’Anglais du Mono-Couffo pour que leurs cours soient dynamiques, interactifs et créatifs. Au terme de la formation, Lubulu Laurent du centre culturel américain se réjouit que les professeurs d’Anglais du Mono-Couffo soient à même d’accompagner efficacement les apprenants de ce département dans l’apprentissage de l’Anglais avec les technologies nouvelles, dans les échanges professionnels et commerciaux et même le tourisme. Avant la remise des attestations sanctionnant la fin de cette formation le président de l’association des professeurs d’Anglais du Mono-Couffo a remercié les responsables du centre culturel Américain pour tout ce qu’ils font et feront pour un enseignement adéquat de l’Anglais au Bénin en général et dans le mono-Couffo en particulier.

Jonas BOTCHI/ Agence Sud Presse.

 

Bénin : Soutenance de thèse à l’Université d’Abomey-Calavi

Roger Koudoadinou déclaré docteur ès Lettres

L’amphithéâtre de la Faculté des Lettres Arts et Sciences Humaines (FLASH) a servi de cadre ce vendredi 26 juillet 2013 à une soutenance de thèse unique en littérature africaine. C’était à l’Université d’Abomey- Calavi devant un parterre de parents, amis, collègues et étudiants.

Abomey-Calavi, le 26 juillet 2013 (ASP). ‘’Aspects du postcolonial dans le roman négro- Africain d’expression française des années 1990 à 2010’’ : c’est le titre de la thèse soutenue ce vendredi 26 juillet 2013 par Roger Koudoadinou. Doctorant au département des Lettres Modernes de la Faculté des Lettres Arts et Sciences Humaines (FLASH), Roger K. est déclaré docteur par le jury international et pluridisciplinaire constitué à cet effet. Il s’agit des professeurs : Guy Ossito Midiohouan et Kakpo Mahougnon respectivement directeur et Co- directeur de thèse dans le rôle de rapporteurs, Serpos Tidjani de l’UNESCO, Agbeko Simon Amègbléamè de l’Université de Lomé et Augustin Ayénamon de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) tous examinateurs et enfin le président du jury Colman Messanh NUBUKPO, de l’Université de Lomé .

Il est fait docteur à l’unanimité des membres du jury, tous des sommités de la littérature africaine avec la mention très honorable et félicitation du jury au grand bonheur du public. Cette distinction, est le fruit de la qualité du travail abattu par le candidat puis de la pertinence du sujet développé. Un sujet qui met en lumière la problématique de l’imprécision qui entoure la postcolonie d’une part, et du contenu des romans écrits et mis sur le marché par des romanciers qui ont immigré en Occident d’autre part. Le candidat a donc développé son thème intitulé « Aspects du postcolonial dans le roman négro- Africain d’expression française des années 1990 à 2010 » en trois grandes parties, subdivisées chacune en trois chapitres. Un travail de 468 pages qu’il a présenté et défendu brillamment devant le jury et le public venu nombreux. Après l’avoir tous écouté avec attention et intérêt, Colman M. NUBUKPO. Président du jury a donné la parole aux rapporteurs puis ensuite aux examinateurs. Des rapporteurs aux examinateurs, les remarques sont les mêmes en ce qui concerne la pertinence du sujet développé de même que les qualités intellectuelles et d’écoute   du candidat.

Néanmoins, dans le souci de parfaire le document, ils ont chacun selon leur rôle porté des critiques tant sur la forme que sur le fond de la thèse. Mais, «ces quelques imperfections, ne nous empêchent pas d’accepter le document de thèse » déclare le président du jury. Ainsi, sous réserve des corrections, le jury accepte la thèse, accueille le candidat Roger K. dans la grande famille des docteurs de l’UAC plus précisément du département des Lettres Modernes par le port symbolique de toge.

Il faut souligner que le nouveau docteur est professeur de français du secondaire, conseiller pédagogique…etc. Toujours major de sa promotion, Roger K. a soutenu son DEA en 2008 et sa Maîtrise en 1997.

Juliette MITONHOUN /ASP

 

Résultats des examens 2013.

 

Le Mono-Couffo donne 46,04% au BEPC.

Lokossa, le 12 juillet 2013 (ASP). Tout en ruminant en sourdine leurs diverses revendications syndicales, les enseignants ont pris leur mal en patience pour dévouer l’entièreté de l’année scolaire 2012-2013 aux activités pédagogiques qui visent entre autres à la préparation des candidats aux divers examens. Les examens étant en fait des évaluations sommatives, il n’en résulterait que le produit des multiples évaluations formatives auxquelles les enseignants ont soumis les élèves durant toute l’année. Le stress des résultats a baissé d’un cran tant chez les apprenants que les parents et enseignants surtout avec la première et la plus importante phase de délibération des résultats du BEPC. Dans le département du Mono-Couffo 10760 candidats sont admissibles sur les 23369 qui ont effectivement composé. Ce qui donne un pourcentage de 46,04%, un taux légèrement en hausse par rapport à celui de l’année dernière. Après en avoir félicité les enseignants et ses proches collaborateurs, le DDESTPRIJ Mono-Couffo Kohovi Comlan Sessi a adressé particulièrement ses félicitations à l’endroit du candidat Atte Basile du CEG6 Lokossa qui a totalisé une moyenne de 17,73 sur 20, occupant ainsi le premier rang après les épreuves écrites. Il est suivi de mademoiselle AKPLAKOU Fesane Laurita du collège catholique de Lokossa. Aussi n’a-t-il pas manqué d’exhorter les candidats malheureux au courage tout en leur rappelant que l’échec est la mère du succès. Plaçant ces résultats dans le concept de dix millions d’âmes, dix millions d’arbres Kohovi Comlan Sessi a demandé aux heureux candidats du BEPC du Mono-Couffo d’immortaliser leur succès en plantant chacun un arbre.

Agence Sud Presse /Jonas Botchi